guerre

De sa main calleuse, il s'emparait fermement de la poignée, n'accordant aucun regard aux affiches placardées sur la vitrine. Au léger tintement des clochettes s'ajouta le brouhaha des discussions, mêlées à l'odeur âcre du tabac et celle enivrante de l'alcool. De-ci de-là, des garçons se précipitaient, slalomant dans une course folle entre chaises et clients, désireux de ne pas renverser leur précieux fardeau. Une fumée permanente flottait dans l'air, renforçant l'atmosphère brumeuse qui emplissait la salle, faiblement éclairée par de petites lampes murales. Elles brillaient encore au gaz, leurs flammèches peinant à éclairer toute la pièce de leur clarté ténue.
De son regard glacial, il parcourut le bar, en recherche d'un coin tranquille où il pourrait cuver son vin en paix, oublier un peu la misère, la mort et la famine. S'abandonner quelques instants à la douceur de l'inconscience, regrettant seulement sa blague, perdue sur le front un jour de pluie. Il l'avait recherchée par la suite, mais en vain : la boue était trop vorace pour abandonner son festin, et il faut croire que les corps putréfiés ne lui suffisaient pas. Au fond, il repéra une table isolée, et, de on pas lent mais mesuré, il y prit place et ferma les yeux. La léthargie, douce et tiède, s'empara de lui. Il se laissa emporter quelques instants dans les méandres de l'âme, perdant tout repère avec ce monde...
- Bonjour, soldat, résonna une voix claire mais ferme.
Il perçut cette voix, à peine...
- Homme d'arme, je vous ai parlé !
Il ouvrit les yeux. En face de lui semblait se tenir un ange. Serait-ce un agent des cieux, venu pour le soustraire à cette fournaise ? Serait-ce la fin de toute cette horreur ? Une mais effleura la sienne, il se réveilla, lentement. Il était si éreinté par ces mois de galère qu'il s'était assoupi sans même en prendre conscience. La créature céleste qui se tenait en face de lui se révéla être une jeune femme splendide. Elle était vêtue d'un corset noir qui mettait en valeur la finesse de sa taille et la générosité de sa poitrine. Ses yeux, magnifiques pourtant, étaient vidés d'éclats, ternis par les épreuves de la vie. Dans un mouvement empli de grâce, elle s'installa près de lui et réitéra sa salutation. Retrouvant peu à peu ses esprits, il répondit en baragouinant une réponse stéréotypée, puis attendit de voir ce qu'elle désirait.
- Veillez me pardonner de vous déranger ainsi, mais j'aimerais savoir de quel bataillon vous êtes...
- Pourrais-je savoir pourquoi, ou serait-ce trop indiscret de ma part ? interrogea-il poliment.
- Je cherche mon frère parti il y a peu en recherche de gloire, répondit-elle en baissant ses yeux azurés.
- Je vois...
Il eut à peine besoin de réfléchir. Le nom de son régiment était gravé dans son c½ur comme avec un poignard.
- Cinquante-deuxième escouade, mais avant j'étais dans la Quinzième. C'était encore...
- La même que mon frère !
A cet instant, il aperçut ce qu'aurait pu devenir cette femme. La lueur d'espoir qui illumina son regard relevait du caractère divin, et il comprit à cet instant ce que la guerre pouvait causer outre les morts. Il n'avait pas le choix, il ne devait mentir, ne le pouvait face à telle merveille !
- Loin de moi l'idée de vous déplaire, mais je dois vous avouer que je suis le seul rescapé. Les bombes et les balles nous ont pris de nuit, et, bien que les boches aient été repoussés plus tard grâce aux renforts, je ne dois ma vie qu'au camarade qui m'avait malencontreusement assommé en début de combat.
Aucune larme dans ces yeux. De la peine, certes, mais elle parvenait sans problème à le masquer. Ce n'était assurément pas la première personne qu'elle perdait sur le front, elle avait désormais la force de supporter le coup. Elle voulut en savoir plus sur cette guerre qui lui avait soustrait tant d'amis, tant d'êtres chers, sans même qu'elle sache vraiment à quoi elle ressemblait.
- Est-ce si horrible, tous ces jours dans les tranchées ?
- La guerre, commença-t-il avec un air résigné. C'est moche, c'est tout ce que je peux dire. Se lever chaque matin en sachant qu'un camarade nous aura quittés, se coucher chaque soir en espérant que l'offensive ennemie attendra le lendemain. C'est horrible comme les mots me manquent. J'ai trop de choses à dire, et ne parvient à en compter une seule. Les phrases se bousculent dans ma tête tant mon désarroi est grand, si bien que je ne sais par où commencer.
- Par le début, ça me conviendra...
- Lorsque je suis parti, j'étais un gamin. J'avais beau avoir 16 ans et une fine barbe perçant mes joues, je ne percevais ce que voulait dire être un homme. A vrai dire, je ne le sais toujours pas aujourd'hui. La vie dans les tranchées n'a rien d'humaine. Le premier jour passé là bas, je me demandais comment autant de boue pouvait se trouver dans un tel endroit. Elle nous aspire par en bas, semblant vouloir nous dévorer telles de vulgaires proies ! Je me suis vite aperçu que c'était moins noble que sur les affiches. Là bas, les gens se contentent de survivre uniquement. On mange bien peu, et on est bien heureux lorsqu'il s'agit de rats ou de campagnols attirés par les cadavres qui pourrissent à l'air libre. On est malade aussi, tout le monde est malade. Pneumonies, gelures, maux de dents, toutes sortes d'infections et de mésaventures qui font notre chance. Lorsqu'on est affaibli, cela veut dire que l'on va quitter la mort, du moins pour un temps. Quitter la misère, les semaines privées de nourriture, passées dans l'angoisse et pris entre la boue et l'ennemi...
- Je ne sais que dire. C'est tout bonnement horrible, lâcha-t-elle doucement, dans un murmure. Comment faites-vous pour supporter ça ?
- Croyez vous qu'on a le choix ?
Bien sûr que non, ces pauvres malheureux ne choisissaient pas de s'entasser dans des puits de bouillasse immonde. Elle le savait, mais une petite partie au fond d'elle-même refusait de croire à toutes ces abominations. C'était trop... inimaginable. Elle se demanda si l'homme arriverait un jour à faire pire... Sûrement...
- Et les combats ? N'était-ce pas encore plus dur ?
- Non, pas vraiment. Lorsqu'on a vécu quelques semaines dans les tranchées, les combats paraissent presque dérisoires. On n'est pas vraiment conscient dans la fureur de la bataille. On tire, sur tout, sur rien. On n'entend plus, on ne voit plus. Et on ne fait aucune différence entre allié, ennemi, et nuit. On n'est plus rien. Il y a des morts partout mais on ne s'en rend même pas compte. Nous même ne sommes plus vraiment vivants.
- Comment se peut-il que des hommes aient pu faire ça ? C'est vraiment révoltant. Pourquoi ne faites vous rien ? Vous pourriez vous révolter !
Elle avait haussé le ton, et, ce faisant, avait asséné la table d'un violent coup de poing martelé avec force. Elle en avait marre de voir toutes ces personnes s'éteindre, soufflées comme de vulgaires bougies !
- Et comment ? Chacun a trop peur, et tout est figé. Et puis ils vous disent que la guerre est bientôt finie, et, même si on sait que c'est faux - on va encore rester plusieurs années à patauger avant que ça se termine, vous allez voir- certains y croient ou veulent y croire, et défendront la guerre coute que coute. M'enfin, moi, dans tous les cas, je serai plus là pour voir la paix...
- Ne partez pas encore...
Elle lui prit la main, s'avança, lui murmura à l'oreille :
- Restez, désertez s'il le faut. Fuyez avec moi. Cette guerre est trop malsaine et trop mauvaise pour les hommes. Vivez, vous n'avez, comme tous ceux qui se battent en cet instant, pas encore l'âge de mourir. Pas pour ça !
- J'ai un devoir. Je reviendrai, je le jure.
Ce faisant, il se leva et partit en direction de la porte. Au moment où il la franchissait, un homme en uniforme ce leva, au fond de la salle. Elle, éplorée, ne le vit pas. Si tenté qu'elle l'eût vu en cet instant, elle n'aurait rien pu faire. Le sort était scellé, et, sous peu, un trou béant s'ouvrirait dans la poitrine de son ami. Il avait parlé...Un homme de plus qu'elle devrait quitter...

# Online seit Dienstag, 07. April, 2009 um 11:51

Présentation

Bon là c'était vraiment vide... Faut que je mette quelque chose...
Euh... Ce que j'aime ???
Pas grand chose en vérité xDDD...
Euh... Ce que j'aime pas ???
Trop de chose en vérité (oui je sais que ça fait répétitif mais ça c'est ton problème fallait pas venir ici c'est MON blog je fais ce que JE veux. Tiens, rien que pour t'embêter : vérité vérité vérité sans ponctuation et NA !!!
Bon... que dire de plus... Ben rien. Je m'ennuie... J'en ai marre de ce putain d'ennui (quoi ? T'es pas content parce que j'ai dit un gros mot ??? Ma mère non plus ne t'inquiète pas mais comme elle ne le sais pas et ben je me fais pas criER-EUUUH ! Bon allez @+++ et bonne visitEEE ! (vérité vérité vérité vérité vérité)

# Online seit Samstag, 30. August, 2008 um 08:37

Geändert am Freitag, 20. März, 2009 um 12:48

Le dernier combat (plusieurs parties)

CHAPITRE 1


I. L'émissaire


Plus rien ne bouge dans les rues désertes, la nuit étend son emprise sur la ville, et même les lampadaires faiblards semblent être fatigués de la combattre. L'un grésille dans de petits bruits stridents tandis qu'un autre ne s'allume carrément plus. Même le vent se fait absent. Au loin, le miaulement d'un chat fait penser à une vieille porte, comme dans ces châteaux sinistres que l'on croit habités par fantômes, goules et vampires et où la désolation règne en maître absolu.

Un léger bruissement de feuilles se fait entendre, un forme se meut fugitivement contre la façade d'un bâtiment délabré, mais on ne saurait dire à qui elle appartient. Ou à quoi. C'est juste une ombre, promesse de l'avènement de la mort qui se fait imminent. Ils le savent, ils le savent tous ! Ils ne s'en rendent pas encore compte, mais leur fin est proche, comme le le leur dicte leur instinct. La faucheuse a envoyé ses émissaires, et il ne leur faudra pas longtemps pour anéantir cette race prétentieuse et arrogante qui essaye depuis toujours de lui tenir tête. Elle veillera à ce qu'il ne reste de leur espèce que des cendres...


II. L'éveil de la peur


Quand Marie alla réveiller sa fille ce matin, elle rêvait à ce charmant jeune homme qu'elle avait rencontré hier. Elle aurait été bien sotte de ne pas être allée à cette fête, et elle ne regrettait en rien le fait d'avoir laissé seule sa fille à la maison. Plusieurs de ses amies faisaient ça, surtout celles, qui, comme elle, étaient tombées sur des bons à rien qui les avaient quittées dès qu'ils avaient entendu parler de l'enfant... Et puis cela faisait si longtemps qu'elle ne s'était pas retrouvé face à un sourire si charmeur, un regard si sensuel ! Elle réprima une forte envie de rire à ces quelques pensées plus osées que d'ordinaire et accéléra le pas, essayant vainement de les fuir.

Marie n'était pas mal pour son âge. Un peu moins de la trentaine, sa jolie frimousse encadrée de cheveux bruns légèrement ondulés lui descendant jusqu'à la taille gardait toujours le sourire quelles que fussent les circonstances. Son corps était svelte et élancé. Oui, elle était très belle.

C'est donc avec ces pensées légères qu'elle franchit le seuil de la porte de la chambre de sa fille, tranquille sereine. La gamine était emmitouflée dans ses draps écarlates, plus pâle qu'à l'ordinaire, semblant plongée dans un sommeil d'une profondeur insondable. Marie s'étonna de voir la fenêtre entrouverte. La petite avait dû se geler, cette nuit là ! Elle s'assoit sur le lit, caresse le front de l'enfant. Il est froid, glacial même. Le sourire s'efface de son visage tandis qu'elle demande, d'une voix inquiète maintenant :

- Julie, ça va ?

Puis, n'obtenant aucune réponse :

- Eh oh ! JULIE ! Poupée, eh oh ! Réveille ton bon sang :

La fille entrouvre les paupières, tourne la tête vers sa mère (dont les traits se décrispent aussi subitement que comiquement), et lui reproche, d'une voix pleine de rêves et de sommeil, d'avoir juré. S'ensuit un éclat de rire des deux côtés. Marie la prend dans ses bras pour la bercer, et lui chuchote qu'elle avait bien cru l'avoir perdu pour de bon, ce jour-ci. Elle ne se doutait pas à quel point elle était dans le vrai !


III. Chez une amie
Le téléphone sonna, Marie s'avança pour décrocher, mais Julie la devança, lui décrochant au passage un clin d'½il malicieux. Son ½il. Il est devenu bleu. L'espace d'un instant, il a semblé à Marie qu'elle aurait pu voyager en cet ½il, qui, auparavant, avait toujours été noisette, comme la plupart des parents de la jeune fille. Elle éloigna la pensée d'un geste de la main, et laissa sa fille seule avec le combiné.

- Quand ? Ce soir ? Ouais, ouais, maman est d'accord. Vers cinq heure ? OK, Parfait, A plus !

Elle reposa le téléphone sur son socle et prévint sa mère qui savait d'avance ce qu'il venait d'être dit. Sa fille et celle de son amie s'entendaient si bien...

***

La journée se passa sans accroc, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes... La jeune fille alla à l'école et passa, comme tous les jours, sept heures à s'ennuyer dans une salle close où s'alignaient des rangées de sièges. Heureusement qu'il y avait la cantine et les récréations, car, sinon, elle se serait bien vue mourir de dés½uvrement. Comme c'était monotone. Elle rêvait d'action, de combats épiques où le bien finissait toujours par l'emporter sur la mal, irrémédiablement...

Au moment de la sortie, elle sentit comme un poids se soulever de ses épaules. Enfin libre ! Elle fonça vite voir son amie. Son sac battait contre ses reins avec une régularité qu'elle avait appris à maîtriser au fil du temps. Elle se sentait bien, entière, comme à chaque fois qu'elle courait. Elle savait qu'elle était faite pour ça. Elle voulait devenir championne du monde de course à pied, que ce soit du cent, du deux cents, ou quatre cents mètre. Elle voulait courir. Elle voulait être elle.

Julie s'arrêta devant la porte en bois massif de l'immeuble. Elle eut un petit élan de douleur au niveau de la tempe gauche qu'elle imputa au léger sprint qu'elle venait de faire. Elle resta bien cinq bonnes minutes devant l'entrée, et ce sans même s'en rendre compte. Elle oscillait entre sommeil et éveil, dans un état semi-conscient vraiment troublant. Au moment où elle reprit ses esprits, elle ne se souvint en rien de ce temps d'attente, ce souvenir semblait appartenir à quelqu'un d'autre. Ou à quelque chose. Elle se massa une dernière fois la tempe et franchit le seuil.



***



C'est la mère qui accueillit Julie, qui se précipita dans la chambre de son amie.

- Salut Margot ! cria-t-elle d'une voix enjouée.

- Salut ! Comment s'est passée ta journée ?

- A merveille, lança-elle avec une ironie mordante, levant ses yeux au ciel avec un air lourd de sous-entendu. Comme j'aimerais être malade,enfin, comme toi...

Elles passèrent la soirée à jouer, dans le rire et la bonne humeur, bien que Margot s'inquiétât de plus en plus du malêtre de son amie, qui, malgré qu'elle essaya de le masquer, avait de plus en plus mal à la tête. Lorsque Margot lui demanda ce qui lui arrivait, elle répondit qu'elle avait juste un peu mal à cause des cours, et lui parla d'une soi-disant "prise de tête" avec un prof'. Ce qui était totalement faux. Mais elle s'en fichait. Elle ressentait à présent le besoin de mentir, de cacher, de jouer aux jeux les plus malsains. Elle voulait faire du mal !

La mère appela les deux amies pour le dîner, et elles se régalèrent d'un délicieux plat excellemment bien mijoté. Un vrai régal. Après ce festin de roi, toutes deux décidèrent d'un commun accord d'aller se coucher maintenant.

Julie, qui d'ordinaire avait une peur bleu du noir, ne rechigna pas aujourd'hui à laisser la lumière éteinte, et toutes deux sombrèrent dans les bras de Morphée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Alors que Margot dormit profondément, cette nuit, Julie, elle, fit une suite de cauchemars où elle se voyait écrasée par un monstre immonde à la cruauté insondable. Elle se sentait si faible face à lui !


IV. La nuit de l'épouvante

Julie ouvrit les yeux. Elle avait mal, tout en elle n'était plus que douleur. C'était exactement comme si des démons la torturaient, se délectant du sang qui giclait, épais, tel des geysers écarlates. Elle ne voulait plus lutter. Elle ne le pouvait plus, elle devait mourir. Oui, fuir ce mal qui la rongeait, partant de son crâne qui résonnait de notes sinistres pour s'étendre dans chaque parcelle de son corps, fussent-elles de peau ou de muscle, d'os où de nerfs. Elle abandonna là ses pensées, ses peurs, ses désirs. Juste pour quelques heures...


***


Le réveil brisa le silence, Marie s'éjecta de son lit dans un sursaut brutal. Ses cheveux, trempés de sueur, s'accrochaient à son visage, la faisant sembler demeurée... Elle portait sur elle le masque de la terreur, et le rictus qui tordait son visage était si horrible qu'on l'aurait crue sultane des limbes. De ses yeux semblait suinter l'épouvante, tandis que ses pupilles prenaient tout l'espace qui leur était disponible. Elle craignait pour sa fille, la sentant s'échapper. Elle ne sait si c'était dû à cet instinct maternel si réputé, mais une force la poussa à sortir, à dévaler les escaliers quatre à quatre pour sortir d'une tenue trop légère à l'extérieur. L'air était glacial et lui picotait chaque brin de peau, lui hérissant les quelques poils qu'elle s'acharnait pourtant à exterminer. Elle s'empara du double de clé situé sous le châssis (sa petite cachette pour gros oublis !) et s'engouffra dans la voiture. Elle démarra en trombe en direction du foyer de son amie. Plus vite, plus vite ! Par chance, aucune voiture ne s'engagea sur la route à ce moment là, et aucun passant n'eut l'idée saugrenue de traverser la chaussée.

Quelques minutes plus tard, après un dérapage aussi risqué que tumultueux, elle s'arrêta devant le grand immeuble blafard (qui, en l'occurrence, fait face au cimetière d'un côté, et à la maternité de l'autre). Elle courut vers l'entrée, et c'est en sueur qu'elle franchit le seuil pour s'en prendre aux grands escaliers, sans même prendre la peine d'allumer les lumières. Tout ce qui l'importait à cet instant, c'était de retrouver sa fille et de la serrer contre elle pour sentir leurs c½urs battre à l'unisson...

Lorsqu'elle arriva devant la porte de l'appartement en question, le souffle lui manqua. La porte avait été soufflée comme un fétu de paille, et les lumières étaient toutes éteintes... Marie s'avança. Son c½ur battait sinistrement dans sa poitrine, semblant vouloir s'échapper de ses côtes. Les pantoufles de la jeune femme buttent sur un objet mou, le coup s'accompagnant d'un bruit de liquide. Liquide qui macula ses chevilles nues. Il était encore chaud. Elle ne distinguait pas les couleurs, mais elle n'eut même pas besoin de baisser les yeux pour s'apercevoir que c'était du sang. La panique se fit plus grande. Tâtonnant sur sa gauche, elle effleura l'interrupteur. Elle n'hésita qu'une fraction de seconde, et, lorsque la lumière fit son apparition, elle ne put réprimer un haut le c½ur. Bien quelle avait peu mangé le soir dernier, son maigre repas repassa intégralement par là où il était rentré. Sur le sol s'étendait la mère de Margot, un horrible rictus s'étendant sur ses lèvres, ses yeux encore ouverts. Le tout accompagné d'une mare de sang. Du sang partout. Sur les mains, sur la poitrine, sur les jambes, dans les yeux. C'était si... sanglant. C'est tout ce qui voulut bien venir à l'esprit de Marie, et, ce faisant, elle recracha encore un peu de bile.

Tandis qu'elle relevait la tête, un mélange de bave et d'acide dégoulinant sur son menton et sa gorge, elle vit le message. Encore du sang -et du vomi- tandis qu'elle le déchiffrait. Il était court, concis, terrorisant. Il frappa l'esprit de Marie aussi puissamment que l'eût fait une balle. Elle chercha sa fille dans l'appartement, bien qu'elle sut par avance qu'elle ne s'y trouvait pas. Margot non plus d'ailleurs. Le message avait été explicite. N'arrivant même plus à dégorger, elle appela la police, sentant que sa vie venait d'effectuer son dernier tournant. Elle espérait juste avoir le temps de se venger.


V. La déchirure


Le soleil, après quelques percées ratées, se résigna à rester sous le voile grisonnant masquant l'azur du ciel. Marie n'avait absolument aucun regard pour ces moutons qui se déplaçaient sous l'action d'un quelconque vent aérien... Elle était perdue, isolée dans un monde propre à elle soulevé par des tempêtes dévastatrices. Elle était en train de perdre pied, tout ce qu'elle avait connu jusque là avait semblé s'être envolé, comme pulvérisé par cette ouragan qui la détruisait de l'intérieur. Sa fille, son amie... Les policiers n'avaient rien pu trouver au sujet de l'assassinat. Ils lui avaient promis de retrouver les coupables, mais sans grande conviction. Elle doutait que, dans deux jours, l'affaire fût encore ouverte. Elle ne leur en voulait pas. Ils avaient tellement de travail, c'était logique qu'ils s'occupent en priorité des affaires solubles. Il n'empêche qu'elle se jurait de plus jamais verser un seul centime pour ces fichus impôts. De toute manière, le message avait été on ne peut plus limpide : elle n'aurait bientôt plus à s'en soucier. Elle se ressaisit à la pensée de l'avertissement. Dans son c½ur, elle sentit grandir sa haine et sa colère. L'ancienne Marie était morte. Désormais, elle n'était plus que vindicte. Ses yeux se durcirent, ses muscles se bandèrent, et, tandis qu'elle serrait ses points à s'en blanchir les phalanges, elle se mit en marche, tel le dernier soldat se dressant seul contre les rangs ennemis.


***


Les jours passèrent sans que Marie arrivât à localiser sa fille. Durant ce laps de temps, plusieurs cas de meurtres et de disparitions se firent remarquer, mais, tous les pylônes électriques ayant été neutralisés, personne ne put être averti par téléphone ou autre. Les autorités municipales, qui au début avaient étouffé l'affaire avec dégoût, ne purent bientôt plus renier le drame qui se tramait dans cette petite ville d'ordinaire si paisible. Tous avaient peur et se terraient, ceux qui décidèrent de se révolter étaient trop rares pour réussir quelque chose. Ils étaient exterminés trop rapidement, ce qui ne faisait qu'accroître la terreur des survivants. Seuls les enfants ne semblaient pas atteints, quand ils ne disparaissaient pas, et, du fait de leur nombre grandissant par rapport aux adultes survivants, nombres d'entre eux furent contraints de survivre seuls.

Face au mal qui ne cessait de nuire, les rares adultes survivants se réunirent un beau soir pour décider de leur sort. Les communications ayant été coupées dès les premiers jours, ils avaient décidé d'un commun accord de rester là en attendant les renforts, et, malgré qu'ils aient envoyé des hommes pour les quérir, ces derniers n'étaient jamais revenus. Que ce soit par crainte ou parce qu'ils avaient été tués importait peu : les rares qui restaient qui restait devaient réagir. Après une longue palabre, ils décidèrent de faire face à cette boule qui leur nouait le ventre et de partir avec les enfants demander asile ailleurs... Et puis, de toute façon, comme dit le proverbe, "Qui vivra verra !". Marie, même si elle savait ce qui était à l'origine du massacre, ne pipa mot. Elle se contenta de les suivre, certaine qu'ils les mènerait tôt ou tard à sa fille. La nuit se déroula sans encombre, et, pour la première fois depuis longtemps, il n'y eut aucun mort.

La sortie de la ville se déroula dans le silence le plus total, et, bien que le ciel fut dégagé, nul ne songea à le contempler ce jour là. Tous autant qu'ils étaient avaient l'impression de laisser un pan entier de leur vie à l'oubliette, et les cadavres qu'ils abandonnaient aujourd'hui étaient trop récents pour s'être totalement effacés de leurs esprits. Ils avançaient sans parler, sans se plaindre ni geindre. Même les enfants semblaient avoir compris. Ils restaient tous la tête obstinément baissée, de telle sorte que nul regard ne se croisa jusqu'à ce que la ville fut loin derrière eux. Les langues commencèrent alors à se délier, surtout pour donner les directives aux enfants qui s'étaient rangés de telle sorte que n'importe quel professeur en aurait rougi de jalousie. Ils passèrent pratiquement toute la journée à cheminer sur les départementales pour atteindre, en fin de journée, un minuscule hameau pittoresque. Ils purent boire et manger, mais les habitants refusèrent catégoriquement de les héberger.

Ils comprirent bien vite que, s'ils insistaient, ils se feraient éjecter d'une manière peu convenable. Ils reprirent donc leur route et s'entassèrent tous dans une clairière, serrés les uns contre les autres. Le lendemain, bien qu'aucun de nos voyageur ne fut jamais au courant, tous les villageois étaient morts, et ils ne restait, pour gage de fierté, que leurs enfants qui partirent en sens inverse du groupe. Pour nos héros, personne n'avait quitté ce monde cette nuit, et tout allait pour le mieux. Ils pensaient même avoir réussi à fuir le fléau. Sauf Marie, bien sûr.

Ils atteignirent une ville digne de ce nom le midi même, et ce fut pour eux la plus douce des musiques que celle de la circulation urbaine. Ils n'avaient aperçu que quelques voitures ces derniers jours, qui, les prenant pour une quelconque colonie ou groupe scout, avait accéléré en faisant un signe de la main. Mais là... C'étaient de vrai gens, leur salut ! Ils furent accueillis les bras ouverts par un maire chaleureux qui leur offrit un véritable festin où s'achalandait plus de nourriture que pour un régiment entier de soldats. Or, là, ce n'étaient que quelques adultes et un groupe d'enfant à peine plus conséquent. Ils se régalèrent, se goinfrant comme jamais ils ne l'avaient fait dans leur vie. Seule Marie était absente : elle s'était éclipsée mystérieusement à l'entrée de la ville, mais personne ne s'en était aperçu. Ils étaient bien trop occupés à se bâfrer...

Lorsqu'ils demandèrent asile au maire, celui-ci leur offrit avec grand plaisir gîte et couvert, leur demandant en échange de lui conter leur histoire, n'hésitant pas à se faire répéter les points les plus troublants.

- Je ne sais que penser de cette aventure, commenta-t-il quand ils eurent fini leur récit. Cependant, je suis sûr qu'une bonne nuit de sommeil vous fera du bien à tous. Dormez bien, et, surtout, n'hésitez pas à m'appeler en cas de problème.

Puis, lorsqu'il fut seul :

- Hé ! Maurice ! Je crois qu'il serait bien de prévenir les instances supérieures. Si ce que je pense s'avère être exact, de l'aide ne serait pas de trop.

- Oui M. le Maire, répondit l'interpellé d'un salut militaire. Immédiatement !


VI. La chasse

Marie se terrait toujours, cachée dans quelque parterre de fleur décorant la chaussée monotone. Elle ne voyait plus grand chose, malgré les réverbères et les rares voitures qui passaient sur la route. Elle se doutait bien de ce qui allait se dérouler ce soir, mais les conséquences dépassèrent en tous points ses prédictions.
Elle frissonnait, sa transpiration se mêlant à l'air ambiant et la glaçant jusqu'aux os. Ses pupilles, qui s'étaient agrandies pour s'adapter aux ténèbres environnantes, captaient chaque brin de lumière, à l'affût du moindre mouvement, du moindre indice. Ses oreilles étaient aussi en grand travail, sélectionnant méticuleusement tous les bruits pour les classer selon leur origine, et, ainsi, repérer une quelconque piste. Tout en elle était en alerte, prête à bondir comme une tigresse quand le moment serait venu. Dans sa main droite, elle serrait le manche d'un couteau, prête à se battre à mort si nécessaire.
Au loin, le grincement d'une porte. Quelqu'un sortait. Quelqu'un... ou quelque chose ! Dans les secondes qui suivirent, quasiment toutes les portes s'ouvrirent, laissant à chaque fois passer une ou deux petites silhouettes. Malgré son acuité visuelle et tous ces efforts, Marie ne distingua aucun visage nettement. Ils paraissaient flous, sombres, irréels. En quelques instants, la rue grouilla de petits bonshommes partant tous dans la même direction. Marie attendit qu'ils se soient éloignés, puis, lorsqu'elle fut certaine de n'être pas suivie, elle démarra la chasse ! Se mêlant à l'ombre et épousant l'obscurité, elle suivi d'une grâce féline le groupe qui avançait en silence. Pas étonnant qu'ils ne se soient jamais faits remarqués. Ils ne font aucun bruit, ne marchent pas : ils semblent glisser sur le sol tels des spectres. Ils sortent de la cité. Marie les suis. Ce soir, quelque chose d'exceptionnel allait se produire...

***

Elle se tenait devant eux, toujours dans son pyjama, le même qu'elle portait lorsqu'elle avait disparue. Elle les toisait de son regard bleu qui scintillait d'une lueur malsaine. Marie était fascinée. Horrifiée aussi. Tous ces êtres tournés vers un unique et même but... Son regard va successivement des êtres à leur chef, de leur chef aux êtres. On ne lit rien sur leur visage: ils ont été lavés de toute leur humanité. On ne peut même pas être sûr qu'ils en aient. Leur maître prit la parole d'une voix claire, d'une voix que Marie ne connaissait que trop bien. La voix de sa fille :
- Nous avons vaincu. Ils sont finis. Mais avant de les achever, veuillez, je vous prie, accueillir notre... invité !
Les créatures se tournèrent vers Marie simultanément. Leurs yeux brillaient aussi... Elles l'encerclaient maintenant. Un dernier cri...
- Attendez !
C'était sa fille. Serait-elle revenue à la raison ? Si c'était le cas, elle devait l'aider à repousser ces monstres.
- Ne la tuez pas !
Les Sans-visages se tournèrent d'un bloc vers la pseudo-jeune fille. Les yeux de Marie brillèrent... Sa fille y était parvenue. Elle avait repoussé le mal !
- Nous allons faire pire !
Sa fille s'approcha, se pencha et déposa un baiser sur les lèvres de sa mère. Un contact répugnant. Horrible. Renversant. En parlant de reversement, elle sentait son esprit qui chavirait. Elle n'allait vraisemblablement pas pouvoir rester consciente très longtemps. Elle sentait en encore le coutelas dans sa main. Un dernier effort... Elle rata ce qui restait de son enfant de peu. L'arme s'échappa de ses mains, et vola dans les airs pour se ficher dans le poitrail d'une créature. Tandis que son dos s'arquait, ses traits prirent ceux d'un enfant. D'un enfant que Marie connaissait. Un enfant qui les avait accompagnés tout au long du voyage. Un pauvre gamin qu'elle croyait avoir protégé avec les autres... Elle s'évanouit...

***

Marie ouvrit les yeux tandis qu'un grand seau d'eau s'écrasait sur sa figure. Ses yeux se fermèrent sous l'impact. Elle s'ébouriffa, puis, histoire de bien montrer qu'elle était réveillée, leva les mains en l'air en signe de soumission. Elle s'aperçut enfin que le jour venait à peine de se lever. La petite foule qui l'avait encerclée lui jetait des regards interrogateurs, ils brûlaient de savoir ce qu'elle faisait ici, alors que l'aube pointait à peine, au milieu de la rue principale.
- Je sais.
Ce fut la première chose qu'elle dit. Un frisson parcourut l'assistance.
- Tout vient des enfants. Ce sont de leur faute.
L'incrédulité vint à se placer sur les visages des hommes et femme présents. Tous connaissaient l'histoire de cette femme (ils avaient eu le temps de se renseigner sur Marie pendant qu'elle était au sol), et ils comprirent instantanément de quoi elle parlait. Néanmoins...
- Vous êtes malade ? beugla un homme d'un certain âge.
- Il faut les tuer. Tuez les, avant qu'ils ne vous tuent.


Merci d'avoir eu la patience de me lire jusqu'ici (bien que je doute que vous l'ayez fait à moins d'être autre que masochistes, ce qui doit être le cas quand même de quelques personnes ici). Cruel dilemme n'est-ce pas ?
Que choisiriez vous ? Tuer votre descendance pour vous éteindre à petit feu ou succomber de ses mains ? Dans tous les cas, la mort règne toujours en maître...

# Online seit Donnerstag, 19. März, 2009 um 07:04

Geändert am Donnerstag, 19. März, 2009 um 14:52

Le channt de l'eau

Les lames qui se brisent sur le sable léger nous déverse leur mélodie incessante, tranquille, calme, apaisante. Rien ni personne n'ose troubler ce chant magique. Tout est paisible, même les étoiles semblent s'être endormies, privée de la blanche lumière de leur mère la lune. Seul Son regard me parvient encore des confins de la nuit. Il brille dans le noir, semblant illuminer la noirceur de cette soirée de par sa présence. Elle.

Ses cheveux flottant à la légère brise paraissent si irréels qu'on les croirait tissés dans l'or pur, et lorsqu'une de ces mèches légères vient à masquer son iris azurin constellé de malice, elle l'écarte de ce petit geste commun à toutes les femmes, si naturel mais pourtant si charmant. Son visage respire la fraîcheur et l'envie de vivre, et ses courbes courbes graciles auraient fait rêver n'importe quel homme... Je la regarde ainsi, planté devant elle, ne sachant plus que dire ni penser, me délectant seulement de la vue de cette merveille... Je dois rêver...

Elle s'avance, m'enserre de ses bras nus, la douceur de sa peau m'enrobe dans un océan de tendresse. Nos lèvres se touchent, s'éloignent, se retouvent avec encore plus de passion. Je n'entend plus le roulement des vagues, ni n'aperçois les étoiles, je n'existe plus que pour elle, et cet instant de bonheur. Elle me mord la lèvre, je saigne... Qu'importe, je me viderais bien de mon sang pour chaque minute passée contre cette nymphe du plaisir. Je ne la connais pas, elle non plus, seuls nous rattache désormais le fin sillon vermeil, d'un rouge aussi violent que notre passion. Nous nous unissons ainsi, sur le sable blanc...

***

L'or de l'aube naissante m'éblouit, tandis que le chant de l'eau parvient à nouveau à mes oreilles. Je ne me souviens pas de m'être endormi, et, pourtant, je me réveille. Je suis nu, et je reste assis sur place pendant cinq minutes (au moins), tentant de me remémorer chaque instant de la nuit passée, ma lèvre me provoquant une douleur lancinante. Puis je regarde alentours, ne découvre trace de personne. Où donc est passé mon aspara, mon idylle, ma douce déité ? Mais a-t-elle vraiment existé ?
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# Online seit Dienstag, 10. März, 2009 um 12:17

Allez y c'est SUPER

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# Online seit Samstag, 07. März, 2009 um 15:37

A ma mémé-grand

A mon arrière grand-mère décédée il y a peu...

Je regrette, je regrette de n'avoir pu glisser ce billet dans tes mains. A cause des répétitions, m'étais-je dit. Mais non, je le sais aujourd'hui, alors que je t'ai vue une ultime fois, regardant de tes yeux clos l'immensité du ciel qui te sera à jamais caché. J'ai compris que rien ne serait jamais assez parfait pour toi, alors je te l'envoie ainsi, avec ses fautes, avec ses erreurs, avec mon c½ur. Oui, je regrette...

Les bottes élimées comme le c½ur fragile
Tu t'en es allée pour demander asile
Souffler un peu tendre et ultime demeure
Puisse-t-elle être douce et attiédir ton c½ur

Aujourd'hui tu t'égares lassée des saisons
De la pluie de la neige de cette raison
Dors rejoins le val et ses herbes graciles
Se prolonge à jamais cette tendre idylle

De Déméter ô demain renaîtra la vie
La tienne pourtant commence à peine aujourd'hui
Que tes jours soient longs et tes nuits bien paisibles
De notre temps ce monde apparaît si risible

A bientôt je l'espère en éden ou enfers
C'est ainsi que je m'adonne à ces quelques vers
Que chacun' de nos larmes adoucissent je prie
Ton épopée magique tes espoirs aussi...


MIKAEL, 14 ans

# Online seit Samstag, 07. März, 2009 um 11:42

Merci !!!

Salut c'est pour faire un TRES grand merci à Amélie qui a bien voulu supprimer tous les articles indésirables de ce blog (il était temps ! =P)
Je ne mettrai pas de lien sur ton blog
-pas le temps
-y a rien dessus =PPP

TROP FORT EN MATH (il va bien ton Roméo ??? =PPP)

# Online seit Dienstag, 17. Februar, 2009 um 01:34

Tout a une fin, cette fin aussi !!!

Poème de mon arrière grand-mère :

La neige est tombée cette nuit
Sur la demeure qui frissonne,
La neige a fait si peu de bruit,
Qu'elle n'a réveillé personne,
Tous les enfants que l'amour maternel protège,
Vont pouvoir jouer à faire des boules de neige.
Marianne

# Online seit Montag, 01. Dezember, 2008 um 09:57

Geändert am Montag, 16. Februar, 2009 um 14:04

Mystère...

Mystère...
Poème qui date de cette année. Mon prof de français dit qu'il est pas mal... Et vous ??? Vous en pensez Quoi ???


Abysse si sombre,
Aux eaux ténébreuses,
Aux régions brumeuses,
Aux paysages de décombres,

Souvenirs dans les mémoires gravés,
Aux mystères non éludés,
Aux fables en tous siècles inventées,
Aux nombreuses croyances oubliées,

Mort...

# Online seit Sonntag, 31. August, 2008 um 09:30

Geändert am Montag, 16. Februar, 2009 um 14:02

Voili voilou, je rattrappe le retard !!!

Une semaine d'absence, et tellement de choses à te dire, cher public attentionné qui vient si rarement visiter mon blog pourri (ouhlala !!! Je recommence ma dépression xD)

Bon allez, Grand 1 :

Super vacances en Camargues (= Un petit poème !!!)

Alors que son visage se brouille,
Que ses larmes, ternissent nos joies !
Le ciel, dans sa fraîcheur, nous renvoie,
De si belles images, qui souillent,
Nos visages, qui se languissent,
D'une prochaine quiétude, espérée,
Du plus profond de nos c½urs, où se glissent,
La nostalgie des beaux jours, égarée...

Grand 2 :

Les nuages, s'égarent,
S'éparpillent se disloquent,
Nous dévoilent bonheur, épars
Tel le vent qui réduit en loques,

Mes insensés espoirs,
Égarés par la brise,
Venue d'un sombre soir,
Mais le destin se ravise,

M'offre chaleur, qui par hasard,
En mon âme, s'enfourne
Sourires... trop tard,
La veste se retourne,

Perdu dans son regard,
Je m'enfonce, dans le désespoir,
Quand le tunnel me surprend, hagard,
C'est le soleil qui m'envole... bizarre !


Voila sur ce, j'ai fini !!!

# Online seit Freitag, 31. Oktober, 2008 um 17:12

Geändert am Dienstag, 17. Februar, 2009 um 01:29